Hyper-activité des enfants !

Certains enfants débordent de vitalité ! Ils bougent sans cesse, sautent, dansent, rient, pleurent… Ouf ! Signe de bonne santé et d'épanouissement. Ces petits bouts de vie sont même très souvent enviés par les adultes (qui sont plus fatigués et moins insouciants…).  
Mais parfois cette activité permanente peut devenir inquiétante. Manque de concentration, impossibilité de rester assis, sommeil très agité, bêtises à répétition…

On parle d'hyperactivité. De plus en plus courant, ce déséquilibre peut avoir de lourdes conséquences sur la qualité de vie de l'enfant et de leurs parents, mais aussi des assistantes maternelles, puéricultrices et maitresses d'écoles !

Les ennuis commencent quand on recherche le fond du problème. Pourquoi l'enfant est-il si perturbé? Difficultés familiales, manque d'éducation…? La réponse est rarement là.

On s'oriente alors vers la médecine en recherchant une éventuelle maladie. Il s'agirait, dans la plupart des cas, d'un Trouble du Déficit de l'Attention avec (ou sans) Hyperactivité (TDAH). La solution proposée par les médecins est chimique: des psychostimulants (Ritaline, Concerta ou Déxédrine) contenant des dérivés d'amphétamines… Certes, l'enfant devient plus sage (ou "stone"), mais sa personnalité est modifiée et les effets secondaires sont multiples !! Évitons de passer par ces médicaments qui ne soignent pas mais cachent le problème.

Le TDAH est classé comme une maladie neurologique. Mais contrairement à d'autres maladies (comme Alzheimer par exemple), il n'y aucun signe physique ou test biologique permettant de poser le diagnostic. Très subjectif, c'est le médecin qui se fait une idée de l'état de l'enfant selon les témoignages des parents et des retours de l'école…

Alors quelles sont les solutions naturelles?

Une fois de plus l'hygiène de vie (rééquilibrage de l'assiette, gestion des émotions, exercice physique…) peut être bien utile. 
Mais qui a dit que tous les enfants pouvaient rentrer dans le cadre scolaire (assis de longues heures à écouter et se concentrer)? Certains préfèrent courir, faire des expériences et apprendre la vie par eux même... Ils peuvent alors se montrer plus turbulents. 
D'autres sont de vrais petits informaticiens... obnubilés par les écrans. Ils oublient de se défouler et de sortir à la lumière du jour: le système nerveux en subit les conséquences..
Et enfin, la plupart des enfants ont une assiette déséquilibrée et souffrent d'une légère (ou grosse) addiction au sucre. Cela peut entrainer des modifications du comportement : n'oublions pas que l'intestin est notre deuxième cerveau.


Il est aujourd'hui prouvé que le TDAH est étroitement lié au taux de glycémie chez l'enfant. Plus l'enfant consommera des produits sucrés plus son comportement en sera affecté.
Prenons l'exemple d'un enfant qui consomme du chocolat et des gâteaux industriels pour le goûter. L'organisme va gérer cet apport de sucre raffiné par un pic glycémique entrainant une libération rapide et excessive d'insuline. L'insuline est l'hormone qui  permet le passage du sucre dans notre sang vers nos cellules. Par conséquent, le sucre ne sera disponible dans le sang qu'un très court instant, et l'enfant retombera en hypoglycémie ("réactionnelle"). Pour faire face à cette situation de stress (manque d'énergie disponible), l'organisme va sécréter une forte dose d'adrénaline, neurotransmetteur à l'origine de l'hyper excitation, hyper stimulation et par conséquent un comportement nerveux, irritable, angoissé, agressif... Et c'est un cercle vicieux car l'enfant aura à nouveau besoin de sucre.

D'autre part, certaines carences alimentaires peuvent être également responsables d'une hyperactivité. Un manque d'acide gras essentiels (surtout les oméga 3), de magnésium, de vitamines du groupe B et de vitamine D !

En pratique ?
- diminuer voir supprimer les sucres (surtout le fructose).
- supprimer les nourritures industriels contenant des additifs (excitants)
- ne boire que de l'eau
- réduire la part de céréales et surtout de pain et pâtes
- surveiller les apports en oméga 3
- protéger la flore intestinale
- faire courir son enfant en plein air
- lui faire prendre le soleil
- lui apprendre à parler de ses émotions et les gérer.  


Ce sont beaucoup de petits changements qui feront une grande différence chez les enfants!

Une fois de plus, et dans la mesure du possible, prenez le problème à sa source pour obtenir des résultats durables et fuyez les solutions provisoires aux nombreux effets secondaires. 

Sixtine FLIPO
Naturopathe
https://www.naturopathereims.fr/

Les conseils communiqués dans cet article ne se substituent en aucun cas à un avis médical personnalisé.