Prendre soin de sa flore intestinale c’est prendre soin de sa santé !

Prendre soin de sa flore intestinale c’est prendre soin de sa santé !

La flore intestinale ou « microbiote » est formée en priorité de bactéries qui vivent dans notre tube digestif.

Ces micro-organismes sont 10 fois plus nombreux que l’ensemble des cellules qui nous constitue. Il existe plus de 1 000 espèces et plus de 7 000 souches différentes.

La colonisation commence dès la naissance. L’imprégnation initiale se fait au moment de l’accouchement par les voies naturelles. La composition de cette flore évolue au fur et à mesure de la diversification alimentaire pendant les 3 premières années de la vie. Elle est ensuite définitivement installée.

Cette flore varie beaucoup d’une personne à l’autre, et du lieu dans lequel elle se situe.

L’estomac et l’intestin grêle en possèdent peu. Elle est essentiellement représentée dans le colon, peu acide et privé d’oxygène.

 

Le rôle de la flore dans l’organisme

Le microbiote intestinal participe activement à un grand nombre de fonctions biologiques. Le contenu du verre, de l’assiette et la manière dont la flore métabolise les matières ingérées et respirées, ont une répercussion directe sur la santé.

Le rôle de la flore intestinale est fortement étudié par les scientifiques. Ils savent aujourd’hui qu’elle joue un rôle dans les fonctions digestive, métabolique, immunitaire et neurologique. Un microbiote altéré, la dysbiose, aurait un impact non négligeable sur certaines maladies auto-immunes et inflammatoires. 

Le microbiote digère et assimile

De nombreuses études ont démontrées que certaines bactéries du colon droit assurent la fermentation de fibres alimentaires arrivées intactes de l’intestin grêle car non digérées par nos enzymes. Elles fermentent également une partie des amidons résistants appelés FODMAPS.

D’autres espèces bactériennes du colon gauche métabolisent les protéines alimentaires et produisent des molécules potentiellement toxiques capables d’affecter notre santé et induire, selon des études scientifiques, un surpoids ou une résistance à l’insuline.

La fermentation bactérienne colique peut être responsable d’un inconfort digestif, consistant en des ballonnements des excès de production de gaz bruyants ou malodorants, des spasmes abdominaux. Si les capacités fermentaires de la flore bactérienne colique sont dépassées des dérangements intestinaux inconfortables se produisent.

Le microbiote fabrique

La flore synthétise, à partir de la fermentation des glucides et des protéines, des acides gras à chaînes courtes utilisés comme source d’énergie par les cellules intestinales. Ces acides gras jouent un rôle important au niveau de l’immunité, présentent une action anti-inflammatoire et protègent le colon de la prolifération de cellules malignes.

Certaines bactéries intestinales produisent des vitamines comme la vitamine K2 indispensable à la coagulation du sang.  

Le microbiote aurait une action sur l’état émotionnel 

Le microbiote intestinal peut aussi contribuer à des fonctions extra-intestinales en produisant des molécules qui induisent une réaction biologique, qui peuvent agir à distance, y compris sur le cerveau. Il peut conditionner notre comportement et nos réactions émotionnelles. Une étude a révélé que, chez le rat, des protéines sécrétées par des bactéries du tube digestif pourraient interagir avec les zones du cerveau et de l’intestin responsables de la sensation de satiété.

Le microbiote protège

La flore intestinale empêche l’installation d’agents pathogènes, et stimule le système immunitaire.

Trois types de flore existent dans notre organisme

La flore de protection est formée de bactéries très sensibles à l’oxygène. Elles appartiennent aux genres Bacteroides, Eubacterium, Clostridium,  Bifidobacterium. Cette flore lutte contre les troubles infectieux et dégénératifs.

La flore sous-dominante, formée d’Entérobactéries, streptocoques, Lactobacillus, entérocoques et staphylocoques. Ces bactéries, plus ou moins sensibles à l’oxygène peuvent avoir une action soit protectrice soit infectieuse opportuniste, suivant les espèces et la résistance immunitaire de notre organisme.

La flore résiduelle est fluctuante, formée de bactéries et de virus dont la composition est variable en fonction de l’alimentation ingérée. Les clostridies, les levures et les champignons microscopiques révèlent leur pouvoir pathogène lors d’une diminution de la flore de protection.

Tous ces micro-organismes vivent en communauté mais dialoguent aussi avec nos cellules : il existe un équilibre constant et dynamique entre ces populations dont l’abondance relative peut évoluer constamment. Si certaines communautés sont altérées d’autres en profitent alors pour occuper l’espace et proliférer.

La bonne flore empêche l’installation de bactéries pathogènes, de virus, de mycoses ou de parasites. Il est important de favoriser par notre hygiène de vie la présence de bonnes bactéries. L’eubiose est l’état d’un microbiote intestinale équilibré. Cet état lui permet de jouer pleinement ses fonctions protectrices.

Cet équilibre est fragile. Il est mis à rude épreuve avec notre mode de vie actuel.

Le déséquilibre nommé dysbiose : les facteurs qui le favorisent

Les facteurs qui détériorent la flore et mettent en péril l’équilibre de l’écosystème intestinal sont nombreux.

  • L’alimentation transformée par l’industrie agro-alimentaire depuis 1970 ;
  • L’alcool ;
  • Le café ;
  • Les produits d’origine animale, consommés en excès, favorisent une flore de putréfaction qui laisse se développer des éléments pathogènes comme le candida albicans et escherichia coli ;
  • Les polluants, ;
  • Le tabac ;
  • Les métaux-lourds ;
  • Certains médicaments, modifient la qualité de cette flore ;
  • Le stress ;
  • Les déficiences enzymatiques entravent le bon fonctionnement digestif et influencent la composition de ce microbiote.

Le signe d’une flore perturbée est l’accélération du transit ou la lenteur exagérée, des flatulences.

Que faire pour éviter la dysbiose ?

Il est important de respecter certaines règles :

Il faut avoir :

Une alimentation de qualité, variée et sans excès.

Un apport de légumes, de fruits, de céréales complètes, des légumineuses riches en prébiotiques, fibres utiles à la croissance et à l’activité du microbiote intestinal.

Une consommation régulière d’aliments lactofermentés, source de bonnes bactéries.

Une bonne mastication et une atmosphère calme et détendue lors des repas sont des critères importants pour optimiser la digestion et protéger la flore des effets néfastes provoqués par la présence de substances imparfaitement dégradées. 

Un accompagnement d’éléments ciblés

Une complémentation ponctuelle en souches spécifiques de probiotiques à l’approche de l’hiver en prévention ou après la prise de certains médicaments pour soutenir la bonne flore et le système immunitaire.

Un renforcement de la barrière intestinale en favorisant la réparation de muqueuse par la prise de glutamine, de zinc, de polyphénols et de vitamine A.

Les éléments issus de la nature aident l’organisme à lutter contre la dysbiose et favorisent la bonne santé intestinale

La digestion facilitée

La bromélaïne, issue de l’ananas, et la papaïne, issue de la papaye, sont des enzymes qui soutiennent la digestion et évitent la production de toxines liées à la putréfaction et la fermentation d’un bol alimentaire mal digéré.

L’As des anti-douleurs

La mélisse, décontractante, accompagne efficacement toutes les douleurs intestinales.

Les Alliés pour un ventre plat

L’angélique, le basilic, l’anis étoilé, le fenouil diminuent les gaz qui occasionnent des inconforts intestinaux parfois douloureux.   

Le nettoyage au naturel

La propolis, les huiles essentielles d’origan, de cannelle, la chlorophylle, l’extrait de pépin de pamplemousse sont très utiles pour lutter et aider le système immunitaire à se libérer des microbes et parasites qui envahissent l’appareil digestif.

La réparation intestinale

L’aloé vera favorise la cicatrisation, lutte contre l’inflammation et la douleur. Elle est très utilisée pour répondre au dysfonctionnement de la muqueuse intestinale.

Attention toutes substances naturelles comportent des contre-indications. Avant de les utiliser il faut demander l’avis d’un professionnel de santé.

Important :

La flore et l’intestin sont étroitement liés, pour atteindre un parfait équilibre « L’Eubiose », il faut prendre soin des deux !